Les problèmes quotidiens avant le changement
Inès Lallemand possède une boutique de prêt-à-porter à Angers depuis 2019. Chaque semaine, elle se retrouvait en rupture sur au moins trois références qui se vendaient bien. En parallèle, son arrière-boutique débordait d'articles invendus qui occupaient 1 200 euros de trésorerie immobilisée. Elle commandait en fonction de son intuition et des suggestions des commerciaux.
Le système qu'elle a mis en place
Novembre 2022 : elle a commencé à noter dans un cahier chaque article vendu avec sa taille et sa couleur. Au bout d'un mois, elle a analysé ces données. Surprise : seulement 18 références généraient 67% de son chiffre d'affaires. Elle a créé trois catégories : produits à réassort automatique, produits saisonniers, produits test. Pour les produits à réassort automatique, elle commande dès que le stock descend à trois pièces.
Les ajustements progressifs réalisés
Elle a négocié avec ses fournisseurs principaux des commandes mensuelles régulières au lieu de grosses commandes trimestrielles. Résultat : moins de capital bloqué. Elle a aussi instauré une règle stricte : aucun nouvel article sans avoir vendu au moins 80% du stock précédent de cette catégorie. Les soldes sont désormais calculés au centime près pour liquider les invendus sans perdre d'argent.
Impact après un an
Les ruptures de stock sont passées de 12 par mois à moins de 2. La trésorerie s'est améliorée de 1 800 euros. Inès passe maintenant 30 minutes par semaine sur la gestion des stocks au lieu de plusieurs heures quotidiennes à gérer les urgences.